Humanisme et cathédrales

Dans ce monde un compliqué le Cathédraloscope, à son échelle, doit être un lieu de calme et de ressourcement pour tous, croyants et agnostiques.

L’idée ici est de ré interroger. Au XXI siècle, au-delà de la fonction religieuse bien entendu fondamentale , le projet cathédrale du XIII siècle dans ce qu’il a de constructif, positif et symbolique d’un point de sociétale et laïque et de valoriser ainsi sa dimension humaniste. En effet la cathédrale matérialise l’engagement, la compétence, l’habilité et l’inventivité humaine pour une réalisation qui se veut la plus réussie possible en fonction des moyens et ambitions des différents acteurs.

Elle fait, à plus d’un titre, société car elle permet physiquement de recevoir une multitude d’individus différents pour telle ou telle activité ou action.
Elle est enfin symboliquement un double outil de médiation. Médiation avec l’ailleurs, la composante invisible de la nature humaine, sa conscience et son âme. Chacun en pénétrant dans une cathédrale se voit confronté plus ou moins avec la question de son existence.

Médiation, plus concrète, avec la société, avec la ville, avec le quotidien des gens car elle impose par sa présence et sa taille une échelle à la ville. Sa dimension, hors la norme environnante, invite chacun d’entre nous au dépassement de soi, réel parfois, certainement ressenti souvent.

“Avec l’humanisme commence la recherche systématique de chaque visage en particulier ; ce n’est plus l’espèce, c’est l’individu qui prime. Aussi devient-il primordial de retrouver l’aspect d’un homme. Pour dialoguer avec Socrate, pour devenir son disciple, je dois retrouver le vrai, l’authentique Socrate. Ce qui importe, ce n’est pas tant une universalité abstraite qu’un personnage vivant, avec tout ce qui le compose, jusqu’au timbre même de sa voix, si c’était possible” (, ).
Eugenio Garin
Moyen-Âge et Renaissance, Gallimard, 1969

Emmanuel Levinas répondait en ceci :

“Je dirais que la philosophie permet à l’homme de s’interroger sur ce qu’il dit et sur ce qu’on se dit en pensant. Ne plus se laisser bercer ni griser par le rythme des mots et les généralités qu’ils désignent mais s’ouvrir à l’unicité de l’unique dans ce réel, c’est-à-dire à l’unicité d’autrui.
Emmanuel Levinas
Philosophe français
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